Paris-Nantes, les doigts dans le nez

24 mai 2009

Jour 8 – Home Sweet Home

Filed under: Uncategorized — 3connards @ 7 h 34 mi

Pour ceux qui suivent ce blog depuis le début, je ne vous présente plus Cochonou. Dieu bon, mais jaloux, aimant, mais casse couille, généreux, mais pingre. Mais, la grosse particularité de Cochonou, vous l’aurez compris, c’est que c’est le dieu des cyclistes. Donc, lorsqu’on n’est pas cycliste, on n’a pas accès à toute la clémence de Cochonou. C’est comme ça.

Hier soir (vendredi), nous sommes allés dans un resto de St Brévin les Pins et nous sommes rentrés vers 22h, claqués, meurtris, avec une grosse envie de faire dodo, mais en pensant au lendemain. Le lendemain (samedi), nous allions faire une grasse mat, suivie d’une journée à la plage à faire du footing, du pédalo, du canoë, du rafting sur la Loire, du saut à l’élastique sur le pont de St-Nazaire, du char à voile, du kite surf et du beach voley. Bref, samedi allait être notre 1ère journée de relâche. Nous nous endormîmes comme des bébés.

Pendant ce temps là, c’était aussi relâche pour Cochonou. Puisque nous allions passer notre samedi à ne pas faire de vélo, nous perdions la protection de notre dieu. Donc, réveil samedi à 8h30 sous la pluie. Nous sommes allés acheter des victuailles (sous la pluie) pour nous préparer un petit déjeuner. A 10h, nous étions encore dans notre bungalow de 10m² à attendre que la pluie cesse. A 11h30, c’était sûr, Cochonou ne reviendrait plus et il allait nous oublier sous la pluie Bretonne. 4H après avoir tourné dans notre bungalow comme des lions en cage, nous eûmes une idée de génie : et si on repartait à Paris ? Oui bon en fait moi je ne voyais pas pourquoi on restait une journée de plus sur place depuis le début L’idée de revoir la Tour Eiffel plus tôt que prévu réchauffait nos coeurs. Nous téléphonâmes (c’est pas mal le passé simple en fait) à un taxi spécialement équipé pour transporter les vélos ( alors moi je n’ai toujours pas compris pourquoi ces 2 grosses tarlouzes de Robin et Tonio n’ont pas voulu traverser à Vélo ce fameux pont de St Nazaire on aurait quand même eu une super vue de l’embouchure), et à 14h nous étions de l’autre coté du pont, à St-Nazaire. En attendant notre train de 17h10 pour Nantes, nous aurions pu visiter les chantiers de construction navale ou nous balader en front de mer. A l’unanimité nous décidâmes de passer le temps dans un petit bar à vin. Ce fut chose faite. De 14h à 17h nous avons goûté les vins de la région, des whisky, des assiettes de charcuterie… bref, on a fait dans le culturel.

17h10, un TER en direction de Nantes, puis à 18h30, un TGV (spécialement équipé pour vélos) Nantes – Massy Palaiseau (il n’y a pas de TGV vélo direct pour Paris). Arrivés à 20h30 à la gare de Massy, nos coeurs de bikers se réveillent : et si nous terminions notre périple à vélo ? Tel les 3 mousquetaires, d’un oui unanime, nous décidâmes de chevaucher nos montures de Massy à Paris. Il est vrai que nos vélos et nous ne faisons plus qu’un (surtout entre la scelle et les fesses). Nous sommes devenus inséparables. Au loin, nous apercevions Paris. Ses terrasses, ses lumières, la musique de ses bars, les rires de ses femmes, l’odeur de ses cafés, la joie de ses rues. Ha, Paris, tu nous as manqué. Nous revoici.

1h30 plus tard, nous voici sur le parvis de notre Dame, à finir notre stock de bière. On se remémore la balade, on se dit qu’on est pas des tafiottes, qu’on a fait un total de 632 km en 8 jours… La journée fut longue, la semaine haute en péripéties, les cuisses chauffent encore, les fesses se font douillettes. Il est l’heure d’aller se coucher. On se fait une dernière bise, on regarde briller la lune, Notre Dame se fait discrète, il est temps de rentrer à la maison. Home sweet home.

Adieu lecteur et merci pour ta fidélité.

Et à tous ceux qui ne nous ont pas suivis dans notre Paris-Nantes : TAFIOTTES !!!

C’est vrai que c’était une chouette semaine, pour une première, je pense qu’on peut être fier de nous. On a appris pas mal, il y aura des choses à améliorer pour la prochaines fois, d’autres à ne pas faire et d’autres à refaire… une belle aventure en somme.

Parcours


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Synthèse

Kilomètres parcourus depuis le début du voyage : 632

22 mai 2009

Jour 7 – Oudon – St Brévin les Pins

Filed under: Uncategorized — 3connards @ 22 h 30 mi

Yes we can ! J’aurais pu dire Pédaler plus pour y arriver plus, mais ça nous aurait rappelé de mauvais souvenirs. Donc, oui, nous y sommes. Nous avons même trempé nos pieds dans l’océan Atlantique. Nous avons donc rejoint la mer de Paris (enfin, de Moret sur Loing). A tous les sceptiques qui auraient douté de nos capacités, à tous les pessimistes qui nous voyaient échouer, à tous les dubitatifs qui attendaient l’échec, nous pouvons leur dire : Yes we can ! (je leur aurais dit fuck you personnellement, mais ce n’est pas moi qui écris le blog)

Au compteur, nous avons fait un peu plus de 600km en 7 jours. Pas mal pour une première. Nous nous étions un peu entraînés avant, mais ce qu’il nous manquait, c’était l’endurance : nous ne savions pas comment nos fesses et nos cuisses allaient supporter 7 jours d’affilée à pédaler. Mais comme on dit, pour faire un marathon tu ne t’entraînes pas en faisant des marathons…

Comment ça va ? Et bah plutôt pas mal. Robin a encore un peu mal au genou, mais après 7 jours, nous avons aujourd’hui enfilé 91km sans même y prendre garde. C’est impressionnant de voir à quel point le corps humain se fait à toutes les situations. Donc, ça va très bien, même si les jambes morflent un peu. Et enfin on va pouvoir se saouler la gueule sans que Fred nous casse les burnes avec sa diététique à la con. N’empêche, grâce à ma diététique, mes oeufs brouillés aux lardons et aux pâtes le matin, et tout et tout, et bien on a fait les 600 bornes en 7 au lieu de 8 jours :)

Ce que nous aurions pu optimiser ? Les bagages je pense. On aurait pu laisser tomber la tente et le matelas et se louer des bungalows, mobile homes ou hôtels. Et puis il y a souvent des machines à laver dans les campings, on aurait pu prendre moins de vêtements. Les canaux (Loing et Orléans) étaient un peu décevants en fait. Certainement dû à la pluie. Moi je pense que nous aurions pu optimiser le trajet. Le chemin le plus court entre un point A et un point B, c’est la ligne droite bitumée, pas les coteaux de merde. :-P c’est d’ailleurs un peu à cause de ca que Robin a eu mal au genou

Ce que vous regrettez ? Que ça se termine ;o) Pour une première, on est assez fiers de nous, et puis surtout, c’est sympa de passer 7 jours à pédaler, raconter des conneries, chanter des chansons pourries, raconter des blagues grasses, dormir dans des endroits un peu crades, et surtout, ne pas savoir ou l’on va dormir le soir même. Un peu d’aventure dans un monde ou tout est planifié, spécifié, calculé…

Si c’était à refaire ? On améliorerait 2/3 trucs, mais pour une première, c’était assez sympa. Donc, sans hésiter, si c’était à refaire, je le referais. Pareil, mais en divisant le poids de mes bagages par deux, il ne me resterait plus que 10kg :)

Et la prochaine ? C’est clair, ça donne envie. Le vélo vous procure une sensation de liberté. On va plus vite qu’à pied, on passe partout et on reste au contact de la nature (contrairement à la voiture). Donc, je pense qu’il y aura d’autres épisodes de ce style (il y a le fameux projet Euro6Velo, une piste de 4000km qui ira de l’océan atlantique à la mer noire. Pourquoi pas en faire un bout chaque année).

Et l’équipe ? Si vous trouvez des potes avec qui vous pouvez pédaler 600 bornes, dormir dans des endroits crades, avoir mal au cul… et que ça ne se termine pas en baston, c’est que c’est la bonne équipe. Je pense que ce genre d’aventure n’est pas possible avec tout le monde : on a eu vraiment mal, il a pas mal plu dimanche dernier… comme dirait Fred, faut garder le mental. Le trio s’est donc huilé au fil des jours, pour atteindre une harmonie et un rythme de croisière qui faisait plaisir. Je pense aussi que c’était la bonne équipe. Enfin, faudrait changer Fred et Tonio.

Merci à vous, lecteurs, de nous avoir suivis. Et qque chose me dit qu’on se reverra sur ce blog dans qques mois (on va laisser les cuisses et les fesses se reposer).

Réponses aux questions

Avez-vous apporté une balance : bien sûr, on l’a mise entre le micro-ondes et la scie sauteuse, juste sous la table de massage.

Parcours


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Synthèse

Kilomètres parcourus : 91

Temps pédalé : 4h33

Vitesse moyenne : 20 km/h

Kilo calories : 7929

Nombre de chutes : 0

Nombre de pb techniques : 0

Hectolitres de pluie tombés sur la tronche : 0

Une ritournelle

Filed under: Uncategorized — 3connards @ 12 h 42 mi

Nous venons de passer la Loire en bac, et nous nous sommes arrêtés au Pellerin (nous nous rapprochons de l’arrivée). Je profite de la pause déjeuner pour vous mettre par écrit une petite ritournelle que nous chantons à vélo. Elle est facile, et se chante sur l’air de Dans les prisons de Nantes :

Entre Paris et Nantes
Dirlam dirlam dirliririram
Entre Paris et Nantes
Trois connards pédalaient
Trois connards pédalaient

En direction de Nantes
Dirlam dirlam dirliririram
En direction de Nantes
La Loire ils longeaient
La Loire ils longeaient

Personne ne vint les voir
Dirlam dirlam dirliririram
Personne ne vint les voir
Même pas l’Val qu’habite à coté
Même pas l’Val qu’habite à coté

Sur les chemins de pierre
Dirlam dirlam dirliririram
Sur les chemins de pierre
Mal au cul ils avaient
Mal au cul ils avaient

Si vous avez d’autres idées de refrains, n’hésitez pas à nous les écrire.

21 mai 2009

Jour 6 – Les Ponts de Cé – Oudon

Filed under: Uncategorized — 3connards @ 21 h 25 mi

Comparé aux 111 km d’hier, aujourd’hui c’était une petite journée : 81 km. En fait, on voulait se faire une journée plutôt cool car demain c’est la dernière ligne droite. Réveil à 8h30 (au lieu des 6h30 habituelles), 35 km le matin, une pause petit déj à 10h sur une terrasse avec vue sur un château, un pique-nique (casse-croûte, éclair et religieuse au café, bonbons (quernons d’ardoise)) sur la Loire à midi, 50km l’après-midi avec une pause jus d’orange et Orangina sur une terrasse d’un bar sur la Loire, arrivée à Oudon à 16h30 et direct au bar boire une bière. Plutôt cool donc. Demain il ne faudra pas se louper car il nous reste les derniers 86km jusqu’à la mer. Mais entre Nantes et St Brévin les Pins (notre point de chute), pas de gare en cas de soucis, ni de village où se replier. La pampa Nantaise.


Sinon, il faut qu’on vous dise. Depuis le début, lorsqu’on croise des autochtones, on se la pète un peu. Mais vous venez d’où comme ça ? Et vous allez où ? Alors on prend nos grands airs, on décrispe les muscles des cuisses, et on répond : ou vient de Paris et on va à St Brévin les Pins. Normalement, l’autochtone s’extasie. Si c’est une meuf, elle nous prend pour les nouveaux aventuriers de l’arche perdue (avec moi dans le rôle d’Harisson Ford — je dirai plus Ford Escord du guide du routard galactique… (pour ceux qui ont un minimum de culture littéraire)), limite elle a des larmes aux yeux. Donc, on se la pète. Mais aujourd’hui, on a fait profil bas. On a vu deux branleurs, 20 ans, avec des vélos de merde, chargés comme des boeufs, sans sacoches, et qui pédalaient en thongs. On papote, on regarde les vélos, le matos, on discute selles (par contre il avait une Brooks)… et à la question, vous allez où, ils nous répondent, au Maroc. Ha ouais, de Nantes au Maroc à vélo, effectivement, on fait petits joueurs à coté. Mais bon, comparé aux larves qui lisent ce blog de leur canapé et qui prennent un Vélib quatre fois par an, nous, on peut se la péter.

Sinon, nous avons enfin quitté le Maine et Loire. De tous les départements que nous avons traversés (Seine et Marne, Loiret, Loir et Cher, Indre et Loire, Maine et Loire, et maintenant Loire Atlantique) c’est de loi, le plus naze, le plus nul, là où les gens sont les moins gentils, les moins accueillants et les moins intelligents. Salut Nicoche, ça va ?

Réponses aux questions

Alors, pour répondre à vos questions :

* Qui roule le plus souvent devant : Fred (t’as pas compris ce que ça voulait dire la Fred indienne ?)

  • Comment rentrez vous sur Paris : on va passer par le Maroc avant, et on rentrera à vélo à Paris (nan, j’déconne, on fait un St-Nazaire – Nantes en train, puis Nantes – Massy Palaiseau en TGV, puis RER pour Tonio)

  • Est-ce que vous avez rencontré des supers connards : les deux p’tits cons qui partent au Maroc à vélo

  • Il y a des rapprochements, qui fait l’homme ? En fait, j’ai été malin. Dès le début je me suis mis à ronfler, donc, Fred et Robin dorment souvent ensemble. Ensuite, moi, j’ai vu Fred prendre une pilule qui ressemblait étrangement à du Viagra. Et puis Robin, sous prétexte qu’il a mal au genou, il va toujours dans des pharmacies prendre des huiles bien grasses, soit disant pour se masser.

  • C’est plutôt petit train, ou vous faites à tour de rôle ? C’est souvent Fred qui est devant, et Robin derrière depuis qu’il a mal au genou (vous lui avez envoyé les SMS ?). Mais parfois on alterne.

  • Mal aux fesses ? Non car nous ne sentons plus nos fesses. Idem pour nos cuisses. Par contre, après une petite pause, lorsqu’il faut enfourcher la bête, ça fait mal.

  • Une autochtone nous a demandé Mais pour quelle cause faites vous ça ? J’étais un peu mal. 600 bornes pour aucune cause, ça fait nul. J’aurai pu lui mentir. Lui dire que c’était contre le SIDA, le cancer du sein, qu’on ramassait de l’argent au passage, qu’on allait le filer à un orphelinat… bah non… je voulais pas non plus lui dire la vérité bah on est trois connards et on a décider de pédaler durant 600 bornes sans raison aucune… j’ai fais mine de ne pas avoir entendu la question…

  • A la question : Avez plus de gaz ? Et bien concernant Tonio, ca se vérifie effectivement, et pas n’importe quoi comme gaz, des qui puent le rat crevé !!! Par contre Mister Musku, est ce que tu peux nous expliquer pourquoi on gaz plus que d’habitude dans un prochain post ? :)

N’hésitez pas à nous poser d’autres questions, on check vos commentaires chaque soir avec beaucoup d’amusement.

Parcours


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petit souci technique

Synthèse

Kilomètres parcourus : 81

Temps pédalé : 4h29

Vitesse moyenne : 18,2 km/h

Kilo calories : 6416

Nombre de chutes : 0

Nombre de pb techniques : 0

Hectolitres de pluie tombés sur la tronche : 0

20 mai 2009

Jour 5 – Langeais – Les Ponts de Cé

Filed under: Uncategorized — 3connards @ 21 h 40 mi

Hier soir, je suis allé faire mon petit footing pendant que mes 2 adeptes, j’ai nommé Fred et Robin, déballaient leur bile haineuse sur l’organisation de la secte. En fait, en tant que gourou, je suis habitué à ce genre de comportement. C’est le parcours initiatique qui se forme, je dois leur pardonner. Fred et Robin étaient persuadés qu’il suffisait de faire des offrandes à Cochonou pour être intronisé, mais il n’en est rien. Devenir adepte, c’est plus compliqué que ça.

Robin, alias petit scarabée (équivalent du Padawan si vous faites parti de la secte Star Wars), a découvert à ses dépends 4 piliers du Cochonou : la boue, la pluie, le vent et la douleur. Il y en a un 5e, le feu, mais c’est moins facile de tomber sur un coup de tonnerre qui met le feu à une forêt et la traverser à vélo. Va pour 4 piliers donc. Le Cochonisme (la religion du Cochonou) est constitué de 6 piliers essentiels créant un équilibre universel chez l’adepte. Robin en a découvert 4 (plus le pilier numéro un qui est l’offrande car un Cochonou sans le sou, ça ne sert à rien). Ces 5 piliers sont les plus simples à atteindre pour le néophyte. Aujourd’hui, Robin, devant la grande sagesse de Cochonou, a découvert le 6e et dernier pilier : l’harmonie (c’est un peu le Nirvana que le Bouddhisme a piqué à notre religion). Aujourd’hui, facile, sans pousser, sous le soleil, en sifflotant on a fait 111 kilomètres. Celui qui sait attendre, qui pédale sous la pluie, dans la boue, et vénère Cochonou est récompensé. Par contre, Cochonou est un dieu qui a de la rancoeur. Robin a insulté son gourou, le courroux de Cochonou s’est abattu sur Robin : il a très mal au genou et a du prendre des médicaments. Si Robin ne transgresse pas sa foi, alors peut-être que Cochonou sera clément envers lui demain.

Les coulisses de la balade

Depuis que vous suivez ce blog, c’est tous les jours un peu la même chose, on se réveille, on mange, on pédale un petit peu, on s’arrête pour manger une datte, puis on repédale un peu, puis on doit s’arrêter de nouveau pour faire pipi, puis on repédale avant de manger une petite figue…, on déjeune, on pédale un peu et rebelote, arrêt tous les 7 km pour date, figue, pipi… (bref, je serai parti tout seul, je serai déjà rentré… torché le paris nantes…), on dîne, on se couche. Je vous propose donc de découvrir les coulisses de la balade.

Le réveil

Le matin on se réveille vers 6h30. Selon si on est en camping, gîte ou hôtel, il faut plier les tentes ou pas, nettoyer le gîte ou pas… et surtout plier bagage et ranger les sacoches arrières de nos vélos. Lorsqu’on doit cuisiner nous même notre petit déjeuner, c’est plutôt pâtes, oeufs, jambon et jus de fruits (Fred a enfin trouvé un jus de banane). On essaie de commencer à pédaler entre 8h/8h30.

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Le matin

Le matin on essaie de pédaler entre 40 et 50 km. Le paysage est assez varié. Nous ne faisons pas que longer la Loire, il nous arrive de croiser des villages, de grimper sur les coteaux (c’est ça que Robin n’aime pas), de voir la Loire en contre bas ou alors la longer à qques mètres de l’eau. On passe tout ce temps à s’arrêter pour boire de l’eau, prendre des photos, faire pipi (parce qu’on boit de l’eau, et des figues et des dattes…), pédaler… et une pause dans un café vers 10h30.

Le midi

Le midi est un moment très important. Bien sûr, on s’arrête pour manger (souvent des pâtes et un dessert au chocolat pour alterner sucres lents, sucres rapides). Mais surtout, on prépare la soirée : où allons-nous nous arrêter pour dormir ? On regarde le nombres de kilomètres parcourus le matin, ce qu’on pourrait faire le soir, et on vise les villages que l’on pourrait atteindre (ou fait tout ça avec notre eeePc et connexion internet, cf plus loin). Ensuite, on passe qques coups de fil et on réserve le camping, gîte ou hôtel qui nous accueillera.

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L’après-midi

L’après-midi ressemble étrangement au matin.(sauf qu’il est plus tard connard) On pédale, on s’arrête pour faire des pauses, manger des fruits secs et souvent une pause café vers 16h30. Nous essayons d’arriver sur notre lieu de couche vers 18h.

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Le soir

On arrive au camping, on règle, on s’installe, on prend une douche, on mange, on boit une bouteille de vin pour 3 (Fred ne nous laisse pas boire du vin le midi, il dit que c’est pas Yin) en écrivant votre blog préféré. C’est toujours un moment hi-tech. Fred télécharge les coordonnées de son GPS pour constituer le parcours, on recopie toute les photos sur le eeePc, on écrit le blog, et si la connexion 3G+ fonctionne, on met le blog en ligne avant d’aller se coucher (généralement avant 22h).

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L’équipement

Pour ceux qui se demande comment 3 informaticiens arrivent à survivre sans ordinateur, dites vous que nous sommes méga équipés. Fred a un eeePC 1000HE (autonomie de 9h), avec une connexion 3G+ (merci David). Nous sommes donc connectés au Web. Fred a aussi un super gadget, un bracelet GPS qui enregistre toutes les 10 secondes nos coordonnées. Chacun a un tachymètre sur son vélo, des sacoches pour y mettre le matos.

Des questions ?

Je vous propose un jeu. Entre jeudi et vendredi, posez nous des questions sur les commentaires du blog, et on y répondra vendredi soir ou samedi.

Le fait marquant de la journée

Robin a mal au genou et a dû acheter des médicaments. Donc, si vous voulez soutenir Robin, envoyez lui des cartes postales, SMS ou commentaires sur le blog avec comme titre “Sauver Robin” (faudrait pas qu’il perde son genou en route).

Robin a aussi monté la méga-pente pour accéder aux coteaux pourris si chers au coeur d’Antonio sans jamais descendre de sa monture. On ne peut pas en dire autant des larves anthropomorphiques répondant aux prénoms d’Antonio et de Frédéric, qui ont préféré pousser leurs vélos plutôt que de pédaler. D’aucuns diront que je mérite mon mal de genou vues les conneries que je fais, d’autres diront sûrement qu’il n’y a qu’un seul vrai homme parmi les 3 connards.

Minute culturelle de la journée, Tonio a essayer en vain de comprendre la différence entre paille et foin… on a réussi à expliquer la paille… mais à la question : Et c’est quoi le foin alors ? On a laissé tomber !!

Parcours


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Synthèse

Kilomètres parcourus : 111

Temps pédalé : 5h57

Vitesse moyenne : 18,6 km/h

Kilo calories : 9812

Nombre de chutes : 0

Nombre de pb techniques : 2 (Fred a perdu 2 vis de son porte bagage, et moi mon pédalier claque un peu, mais il faudrait qques heures pour le réparer)

Hectolitres de pluie tombés sur la tronche : 0

Jour 4 – Candé sur Beuvron – Langeais

Filed under: Uncategorized — 3connards @ 13 h 00 mi

Bon, on rentre de 93km à vélo. Moi je pars faire un footing sur les bords de la Loire, et je laisse Robin rédiger.

Si le premier jour fut placé sous le signe Cochonou de la boue, le deuxième jour sous le signe Cochonou de la pluie et le troisième jour sous le signe Cochonou du vent, ce quatrième jour fut placé sous le signe Cochonou de la douleur. Nous avons donc maintenant les quatre éléments constitutifs de la déité Cochonou : Boue, Pluie, Vent et Douleur.

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Ce matin, réveil à 7h. Réveil frigorifique, puisque nous ne fûmes pas foutus de trouver le calorifère (apparemment c’est comme ça qu’on dit radiateur en Québécois…) gros comme une caisse de cochonous avant d’aller nous coucher. Bagages, toilette pour les vélos à coup de karcher (oui bon de boyau d’arrosage), petit dej concocté par Fredounet (oeufs brouillés, bacon et pâtes et fromage rapé !! De la grande cuisine quoi !), et puis top départ vers les neuf heures.

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A mon grand désarroi, nous avons commencé par un chemin de terre alors que les vélos étaient encore humides des douches que nous leur avions administrées. Mais le sentiment de stupeur fut de courte durée, puisque en un rien de temps l’allée du premier élément Cochonou (la Boue pour ceux qui ne suivent pas) cédait la place à un piste cyclable toute récemment aménagée. C’est donc à toute allure que nous avons filé en Fred indienne vers… la D751.

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Cette départementale fut un élément de discorde. Fred et Robin trouvaient que ça roulait bien et voulaient bien y rester pour gagner de l’avance. Par contre Tonio, le konnard organisateur, préférait bifurquer vers le sud afin de monter des côtes qui font mal leur race aux quadriceps. Une mise au point eu lieu au sommet de la première côte, un échange vif au bout duquel Robin hérita de la carte mais où le konnard organisateur (aussi appelé le couillon) eu quand même gain de cause contre les deux autres protagonistes tous penauds. C’est aussi ce que l’on appelle le privilège de l’age, et on sait bien que les vieux comme Tonio ont plus de mal à s’adapter au changment de situation que les jeunes fougueux que nous sommes Robin et moi. Bon, je rentre du footing, et je vois que le blog est parti en couille. Il y a clairement une cission au sein du groupe : ceux qui savent monter les cotes, et ceux qui préfèrent les éviter et suivre les départementales…

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Bientôt, après de multiples montées et descentes, Amboise arriva en vue. Château superbe, mais château sous le deuxième élément du Cochonou (la pluie). Nous avons trouvé un vendeur de vélos pour acheter de la graisse pour nos chaînes et pour regonfler les pneus qui avaient tant souffert les jours précédents. Robin acheta aussi de l’écran total pour ses genoux écarlates. D’ailleurs, superbe le bronzage, j’ai bien des photo, mais elles seraient censurées sur ce blog…

Et bim c’est reparti. Direction Tours. Petite montée vers le sud pour quitter la D751, traversée de multiples vignobles, de villages très jolis, pour une fois dans sa vie le konnard organisateur a eu raison de nous faire bifurquer. C’est pas faux, là c’est la sagesse de l’ancien qui a eu raison

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Arrêt à Montlouis sur Loire pour déjeuner. Déjeuner infect, au point où nous n’avons pas voulu y prendre un dessert. Après avoir recherché une boulangerie fermée (vive la province), nous avons décidé de prendre nos desserts à Tours. Environ une demi-heure plus tard, nous attegnions Tours et avons tous pris une double part de dessert.

Ensuite direction plein sud pour découvrir les bords du Cher que nous avons remonté jusqu’à confluent, la majestueuse Loire. Ne reculant devant aucun danger, nous avons même descendu une calle (nous ne savons pas ce que ça veut dire) interdites au vélos. Robin paya cher le prix de cette indiscipline toute française : eh non il ne se vautra pas telle une merde mais il (putain pourquoi je parle de moi à la 3e personne?) y laissa son phare avant.

Un peu plus loin nous avons découvert une aire de jeux où nous nous sommes laissés allés à de vives prestations techniques sur nos montures maintenant bien maîtrisées.

Une quinzaine de kilomètres plus tard, arrivée à destination : Langeais. En fait nous voulions pousser jusqu’à Bréhémont, mais Fred étant un peu fatigué, n’a pas voulu s’aventurer aussi loin.

Trouver où dormir à Langeais n’a pas été chose facile : le camping que nous visions n’ouvre qu’en août et toutes les chambres d’hôtes que nous avons appelées n’avaient plus de disponibilité. Nous nous sommes donc rabattus sur un hôtel miteux qui a bien voulu de cyclistes parisiens. (c’est sans doute parce que nous avons omis de dire que nous venions de Paris).

Dernière étape de la journée : trouver un resto. Nous avons assez rapidement découvert qu’un seul restaurant était ouvert dans la ville (vive la province). Il n’était pas donné mais c’est le meilleur que nous ayons fait sur notre parcours. Un petit St Nicolas de Bourgueil, une petite rédaction de blog par Robin parce que Tonio est trop rétamé par sa journée, et hop au lit. Bon, pour digérer ce diner, je repars faire un dernier footing sur les bords de La Loire.

Parcours


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Synthèse

Kilomètres parcourus : 93

Temps pédalé : 5h18

Vitesse moyenne : 17,6 km/h

Kilo calories 8786

Nombre de chutes : 0,25 parce que Robin a failli nous refaire une belle cascade à cause soit disant d’une sauterelle mutant ressemblant à une guèpe de l’espace… Bref, un gros pipo quoi…

Nombre de pb techniques : 0 (check up à Amboise)

Hectolitres de pluie tombés sur la tronche : 42

18 mai 2009

Jour 3 – Donnery Canday sur Beuvron

Filed under: Uncategorized — 3connards @ 22 h 40 mi

Il ne fallait pas réitérer la journée d’hier. Alors, ce matin, nous avons commencé par une offrande à Cochonou. 300€, en cash, pour qu’il nous amène le soleil, un ciel bleu, des restos avec autre chose que du quatre quarts à manger. 300€ cash, plus deux prosternations, croisons les doigts.

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Reveil matinal, à 6h30, puis petit déjeuner gargantuesque préparé par nos soins dans notre gîte. A 8h, on décolle. On longe le canal d’Orléans sous un beau ciel bleu (pas un nuage, je crois que l’offrande a porté ses fruits) durant 13 kilomètres. Cela nous réconcilie avec le canal. Hier il a énormément plu et le chemin de halage était boueux. Ce matin il faisait beau, et ça avait pas mal séché (quelques flaques par ci par là). (rien à ajouter… t’as de la chance)

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Moment émouvant, le canal d’Orléans débouche sur La Loire, classée patrimoine Unesco. Fred en a même un petit frisson. Il nous dit que c’est parce qu’il a froid, mais je le connais bien. Sous sa carapace il y a un petit coeur qui bat. Je crois qu’il a même pleuré. Pfff que dalle !! il f’sait froid j’te dis !!

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Qques kilomètres, et nous voilà nous arrivés à Orléans pour boire un petit café, manger des croissants et des Snickers (c’est bon les Snickers; surtout trempé dans le café au lait beurk). Ensuite, on suit les balises Loire à Vélo. Le trajet est très bien indiqué, on passe d’une rive à une autre, on suit la Loire, on remonte dans les villages, bitume, chemin de terre… bref, contrairement aux canaux, ce début de balade n’est pas monotone.

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Bon, mais tout n’est pas tout rose. Derrière ce ciel bleu et ces payages il y a… le vent. Un putain de vent d’ouest (donc, de face). Nous avons regardé la météo et parlé avec des autochtones, ils parlent bizarre les autochtones d’ailleurs, apparement, c’est chose commune : toute l’année, il y a un vent d’ouest qui balaye la région. Et nous, on se le tape du matin jusqu’au soir (aujourd’hui il était à 20km/h). Par contre, nous avons fait 99 km aujourd’hui. Vous pouvez donc vous demander mais comment faites-vous pour faire autant de kilomètre avec un vent de face ? En fait, on a une technique, ça s’appelle une Fred indienne. Vous connaissez la file indienne ? Bah c’est pareil mais avec Fred devant. Fred est le plus costaud de la bande (enfin, lui il dit costaud, nous on dit qu’il est grand et gras) et il pédale devant. Donc, il se prend le vent de face. Ensuite, nous, on se colle derrière (à moins de 1 mètre, c’est technique, mais on y arrive). Et voilà. Fred en chie, et nous ça va. Karamazof, aucun lien avec la force, c’est le mental, tout est dans le mental !!! Mais demain on change, on met Robin devant !

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A 18h30 nous sommes arrivés au camping. 4 étoiles, et ouais, et ouais, 4 étoiles. Ca veut dire que Cochonou nous a offert un mobile home au lieu des tentes. Ensuite, il y avait une piscine chauffée, et surtout, surtout, un lave linge et sèche linge. Ca commençait à sentir un peu le fénêque (ça s’écrit comme ça fenèque) Surtout Tonio, forcément il roule avec 5 couches de vetement, et autant dire qu’on a chaud à rouler ! A chaque demi journée, il doit changer de fringue et faire secher les autres dans les sacoches… et voilà l’explication de l’odeur. Resto, apéro, blog… et nous voilà pret pour aller dormir.

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Une très bonne journée, avec 99km. Nous sommes encore en retard sur le parcours initial, mais confiant. Gloire à Cochonou.

Fait saillant de la journée : les deux individus répondant à la plus grande charge pondérale et aux initiales respectives de FDCF et de RP ont jugé après multiples mises en situation sur problèmes pratiques de cyclistes qu’il convenait de redistribuer les noms de cyclistes : nous répondrons désormais aux nom du futé (Fred), du malin (Robin) et du couillon (Antonio).

Parcours

Nous avons un petit soucis technique, il nous manque la fin du parcours.


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Synthèse

Kilomètres parcourus : 99

Temps pédalé : 5h41

Vitesse moyenne : 17,5km/h

Kilo calories 9353

Nombre de chutes : 0

Nombre de pb techniques : 0

Hectolitres de pluie tombés sur la tronche : 0

Jour 2 – Montargis Donnery

Filed under: Uncategorized — 3connards @ 10 h 09 mi

On ne comprend pas. Non, vraiment, on ne comprend pas. Hier nous avions fait une offrande de 300€ à Cochonou. Il était donc censé veiller sur nous. Que nenni. Hier soir, après notre restaurant chinois avec buffet à volonté, nous sommes rentrés au camping… sous la pluie. Il a plu toute la nuit, et lorsque nous nous sommes reveillés – Après une très très longue nuit à écouter Antonio ronfler comme un sanglier portuguais en période de ruth !! - il pleuvait encore. Je ne comprends pas. Nous avons certainement dû faire quelque chose de mal pour que Cochonou s’en prenne à nous comme ça. Demain il faudra lui faire une offrande de 600€ pour nous faire pardonner.

Comme vous pouvez le voir sur la photo, ma tente était remplie d’eau. J’ai une super tente d’été qui fait 1,2kg, mais pour ce poids là, y a pas beaucoup de toile, donc, elle prend l’eau. Pas cool. La tente de Fred et Robin (oui, ils font chambre commune) a été épargnée. Comme il pleuvait beaucoup, nous avons attendu dans les salles de bain du camping.

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A 9h, comme il pleuvait encore et que pas mal de nos vêtements étaient mouillés, nous sommes allés au centre ville sécher nos vêtement dans un lavomatic et prendre notre petit déjeuner. De retour au camping (sous la pluie), nous avons plié bagage (sous la pluie).

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A midi, nous avons pris la route. Nous avons traversé de nouveau la ville (sous la pluie) avant d’arriver au canal d’Orléans. Pas facile. Il pleuvait mais il y avait surtout beaucoup de boue. Certaines parties de canal étaient difficilement praticables. Comme vous pouvez le voir, le vélo de Robin à 650€ acheté à Brighton, n’a pas de garde boue. Robin a passé la journée avec qques kilos de boue accrochés à son vélo et à ses fringues.

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Vers 14h, nous avions un petit creu. Mais pas de resto bordant le canal. Nous avons trouvé un bar qui ne servait rien… mais qui vendait des 4 quarts et des madeleines… super. Ha, Paris. Tes bars, tes restos, ton soleil, ta Tour Eiffel, tes femmes qui sourient… que tu nous sembles loin, Paris, dans ce monde de rustres.

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Nous sommes repartis en longeant le canal, mais c’était de plus en plus difficile. Nous avons pris pas mal de retard sur notre parcours initial, nous avons donc décidé de prendre des départementales (un peu de bitume, ça ne fait pas de mal). Là, c’était un peu apocalyptique. Il pleuvait des cordes, et nous avions un vent de face. Ras le bol.

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A 17h30 nous (J’AI**) avons décidé de ne pas continuer et de trouver un gîte ou hôtel (pas de camping ce soir, nos tentes sont trempées et nous aussi d’ailleurs). Et là, un rayon de soleil dans un monde tout gris : un gîte sur le canal d’Orléans ! C’est un gîte qui peut acceuillir jusqu’à 17 personnes, mais nous ne sommes que 3. Super sympa, grandes chambres, douches, jardin, vue sur le canal… et en plus le ciel s’est dégagé. Youpi. Par contre, rien a manger dans le coin. Nous posons donc tous nos bagages, et pédalons 3km vers un autre village qui a une épicerie ouverte et nous faisons le plein de victuailles. Et là, maudit par Cochonou qui est un dieu colérique, nous faisons les 3km retour sous une pluie batante. Cochonou, salaud ! (je peux me permettre d’insulter Cochonou car, c’est un dieu omniprésent, omnipotent… mais pas sur le web, il n’y connaît rien à Internet).

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Douche, pâtes à la carbonara, pinard et chocolat aux noisettes. Après, on va se coucher car demain nous devons quitter le gite à 8h du mat. Si demain il ne pleut pas, on va essayer de rattraper un peu notre retard. Si on arrive à faire 100 bornes, ça serait pas mal.

**Fred et Robin tiennent à dire qu’Antonio a fait sa fiotte pour une deuxième journée consécutive. Hier il n’a pas voulu emprunter le canal d’Orléans et a donc exigé qu’on s’arrête à Montargis. Aujourd’hui, d’un seul coup ils nous a fait “putain là j’en ai trop marre, on s’arrête ici” sous prétexte qu’il pluevait un peu, alors qu’on aurait pu faire un petit 20 km de plus. Ouais c’est vrai !!!

Parcours


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Synthèse

Kilomètres parcourus : 77

Temps pédalé : 4h17

Vitesse moyenne : 17,9km/h

Nombre de chutes : 0

Nombre de pb techniques : 0

Hectolitres de pluie tombés sur la tronche : 23456780

16 mai 2009

Jour 1 – Paris Montargis

Filed under: Uncategorized — 3connards @ 22 h 00 mi

Ce matin, on s’est retrouvé à la gare de Lyon à 9h50 pour prendre le train de 10h35. Le train ?!?! Et oui, le train. Notre idée initiale était de se retrouver sur le parvis de Notre Dame et de longer la Seine jusqu’à Moret sur Loing. En étudiant les plans nous nous sommes rendus compte que quitter Paris à vélo n’allait pas être si évident que ça. Alors pour ne pas avoir à pédaler sur les nationales, se choper les bouchons, et respirer la fumée des pots d’échappement, on a pris le train de Paris jusqu’à Moret sur Loing. (Fred en rouge)Et tout ça grace à qui, ben à moi, Fred, parce que les louloux il partait comme ca en free style sans trop regarder ce qui nous attendait… Mais bon ! On est pas beaux là ?

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Une fois dans le train, il était temps de faire une offrande à Cochonou. Dans moins d’une heure nous allions chevaucher nos vélos, affronter la nature et pédaler par temps de pluie (et ouais, il pleut). Nous avions donc besoin de la protection de Cochonou. Bim, 300€. Une belle offrande, avec ça, il ne peut rien nous arriver ou presque, la suite le dira arf arf arf (rire de cochonou).

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Arrivé à Moret sur Loing, nous traversons le village pour aller sur la canal du Loing. C’est parti.

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Nous suivons le chemin de halage. Il y a un peu de bitume, mais surtout des chemins de terre, et, malheureusement, pas mal de boue par endroit (difficile de pédaler dans la boue). Robin se ramasse comme une grosse merde. C’est la 1re chute. Merci Robin d’avoir inauguré la première gamelle. Fred manque de présence d’esprit et vient en aide à Robin. Heureusement que je suis là pour immortaliser la chute. Je comprends maintenant mieux pourquoi le boulot de paparazzi est difficile : même si votre pote s’éclate la gueule par terre, il faut prendre son sang froid, et dégainer l’appareil.

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Un peu plus tard c’est au tour de Fred et moi de nous prendre une gamelle. Mais bon, on n’est pas vraiment tombés (enfin, surtout moi, Fred si), et puis il y avait plus de style, alors que Robin n’a aucun style lorsqu’il tombe.

Ensuite, pas mal de boue. Pas facile de pédaler. On a dû aller sur la départementale au bout de presqu’une heure, on en chiait vraiment trop (enfin, surtout Robin, moi, pas trop en fait). On avait prévu de passer la nuit dans un camping après Montargis, mais quand on leur a passer un coup de fil, ils nous ont dit que le camping était fermé depuis 4 ans. Bon. Alors on est allé au camping de Montargis. Alors je trouve ce raccourci un peu facile ! Robin et moi étions tout à fait prêt à terminer l’étape prévue mais Tonio a un peu fait sa fiotte sur ce coup… mais comme c’est le Gourou on a suivi.

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On a monté la tente, pris une bonne douche avant d’aller dans un resto chinois pas très loin : buffet à volonté ! Chouette. Tsing Tao, des nouilles, des nouilles, encore des nouilles (c’est plein de sucre lent, très bon pour les cyclistes comme nous).On en a bien profité, d’ailleurs, une petite photo de Robin à son 7ième service.

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Je sens qu’on va très bien formir ce soir. On quitte le resto. Il pleut… merde, et dire qu’on a étendu nos frigues sur les tentes… vont être tout trempé.

Parcours


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Synthèse

Kilomètres parcourus : 63

Temps pédalé : 4h08

Vitesse moyenne : 15,2km/h

Nombre de chutes : 3

Nombre de pb techniques : 1

5600 kcal

Les protagonistes

Filed under: Uncategorized — 3connards @ 0 h 41 mi

Sur le précédent post je vous expliquais l’intrigue de l’histoire. Aujourd’hui, je vous présente les protagnistes, alias, les 3 connards qui vont avoir mal au cul en pédalant 650 bornes.

antonioTout d’abord il y a Antonio. Pourquoi tout d’abord ? Bah parcequ’en fait, l’idée vient de lui (comme toutes les bonnes idées d’ailleurs). Durant une longue soirée d’hiver, il a eu cette idée géniale : et si je pédalais durant de longs kilomètres. Son esprit vif se mit alors à la recherche d’un parcours. Hésitant tout d’abord à grimper l’Everest en VTT, il opta pour longer les cours d’eau en France. Il prêcha la bonne parole autour de lui, multiplia les pains et rencontra quelques adeptes (d’autres diront des âmes perdues) qui étaient prêts à le suivre aveuglément. En fait, si secte il y a, Antonio est le gourou. Celui qui dicte la vérité, celui qu’on suit sans poser de question, celui qui a toujours raison, qui est beau grand et fort… même avec des oreilles de trôle.

fredDans la série des adeptes, il y a Fred, un grand dadet avec un humour de gamin de CM1, mais sympa. En fait, il a voulu faire partie de la secte et Antonio avait refusé âprement. Mais Fred a qques talents non négligeables. En plus de pouvoir capter les energies universelles, il est masseur. Antonio a donc décidé de l’embarquer dans son arche de noé (il remplacera le papa girafe). Fred a donc la lourde tache de masser Antonio matin, midi et soir, avant l’effort et après l’effort, sachant que, durant l’effort, il devra pédaler à la place d’Antonio. Un autre talent fort utile de Fred, c’est qu’il s’y connaît en médecine chinoise. Donc si nous venions à nous perdre durant notre parcours, Fred saurait nourrir les membres de la secte avec des plantes, insectes et autres racines.

robinEt puis il y a Robin. D’aucun diront que c’est le moment de faiblesse d’Antonio, d’autres, une bonne action. Robin n’a rien d’un athlète, il sait à peine faire du vélo, il n’a pas d’humour, un drole d’accent, préfère la poutine au foie gras et la Budweiser à un Petrus 76. Pourquoi l’avoir accepté dans la secte alors qu’il ne répondait pas aux critères d’embauche ?  C’est dû à son look un peu démon. Il ne sort jamais sans ses petites cornes rouges. Il fallait bien un antéchrist dans cette histoire : le bon (Antonio), la brute (bah c’est Fred) et le truand (c’est Robin). Nous avons donc tous les protagonistes nécessaires pour une belle et longue histoire de lutte entre le bien et le mal (encore et toujours).

cochonou-r60Mais c’était sans compter sur Cochonou. En fait, si secte et gourou il y a, il fallait bien un dieu à vénérer. Un être supérieur sur lequel porter nos angoisses, nos doutes, nos peurs. Car le parcours sera long et semé d’embûches, il nous faut donc une lumière pour guider nos pas, une oreille pour écouter nos prières et un grouin pour flairer le malin. Comme toute religion qui dit qu’il ne faut pas représenter ses idoles, nous on a fait pareil, on a une représentation de notre dieu Cochonou : une tirelire en forme de cochon. Mais il faut se méfier du courroux de Cochonou. C’est un dieu qui sait être bon, mais, comme tout dieu, il a besoin d’offrandes. Pas besoin de lui offrir des jeunes femmes vierges un soir de pleine lune, non, Cochonou se contente de billets de 100€. Mais Cochonou est bon. Grace a ces offrandes, il est capable d’exhausser nos prières (ex. j’aimerais bien m’acheter une tranche de paté, et paf, Cochonous l’achète, ou j’aimerai bien boire un petit Chateau Chinon, et bim, Cochonou exhausse le miracle). Un dieu bon en somme.

Demain départ. Nous essaierons de vous tenir au courant des aventures de nos protagonistes. Restez à l’écoute de ce blog, et vous pourrez suivre le périple d’Antonio, Fred, Robin et Cochonou.

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