Pour ceux qui suivent ce blog depuis le début, je ne vous présente plus Cochonou. Dieu bon, mais jaloux, aimant, mais casse couille, généreux, mais pingre. Mais, la grosse particularité de Cochonou, vous l’aurez compris, c’est que c’est le dieu des cyclistes. Donc, lorsqu’on n’est pas cycliste, on n’a pas accès à toute la clémence de Cochonou. C’est comme ça.
Hier soir (vendredi), nous sommes allés dans un resto de St Brévin les Pins et nous sommes rentrés vers 22h, claqués, meurtris, avec une grosse envie de faire dodo, mais en pensant au lendemain. Le lendemain (samedi), nous allions faire une grasse mat, suivie d’une journée à la plage à faire du footing, du pédalo, du canoë, du rafting sur la Loire, du saut à l’élastique sur le pont de St-Nazaire, du char à voile, du kite surf et du beach voley. Bref, samedi allait être notre 1ère journée de relâche. Nous nous endormîmes comme des bébés.
Pendant ce temps là, c’était aussi relâche pour Cochonou. Puisque nous allions passer notre samedi à ne pas faire de vélo, nous perdions la protection de notre dieu. Donc, réveil samedi à 8h30 sous la pluie. Nous sommes allés acheter des victuailles (sous la pluie) pour nous préparer un petit déjeuner. A 10h, nous étions encore dans notre bungalow de 10m² à attendre que la pluie cesse. A 11h30, c’était sûr, Cochonou ne reviendrait plus et il allait nous oublier sous la pluie Bretonne. 4H après avoir tourné dans notre bungalow comme des lions en cage, nous eûmes une idée de génie : et si on repartait à Paris ? Oui bon en fait moi je ne voyais pas pourquoi on restait une journée de plus sur place depuis le début L’idée de revoir la Tour Eiffel plus tôt que prévu réchauffait nos coeurs. Nous téléphonâmes (c’est pas mal le passé simple en fait) à un taxi spécialement équipé pour transporter les vélos ( alors moi je n’ai toujours pas compris pourquoi ces 2 grosses tarlouzes de Robin et Tonio n’ont pas voulu traverser à Vélo ce fameux pont de St Nazaire on aurait quand même eu une super vue de l’embouchure), et à 14h nous étions de l’autre coté du pont, à St-Nazaire. En attendant notre train de 17h10 pour Nantes, nous aurions pu visiter les chantiers de construction navale ou nous balader en front de mer. A l’unanimité nous décidâmes de passer le temps dans un petit bar à vin. Ce fut chose faite. De 14h à 17h nous avons goûté les vins de la région, des whisky, des assiettes de charcuterie… bref, on a fait dans le culturel.
17h10, un TER en direction de Nantes, puis à 18h30, un TGV (spécialement équipé pour vélos) Nantes – Massy Palaiseau (il n’y a pas de TGV vélo direct pour Paris). Arrivés à 20h30 à la gare de Massy, nos coeurs de bikers se réveillent : et si nous terminions notre périple à vélo ? Tel les 3 mousquetaires, d’un oui unanime, nous décidâmes de chevaucher nos montures de Massy à Paris. Il est vrai que nos vélos et nous ne faisons plus qu’un (surtout entre la scelle et les fesses). Nous sommes devenus inséparables. Au loin, nous apercevions Paris. Ses terrasses, ses lumières, la musique de ses bars, les rires de ses femmes, l’odeur de ses cafés, la joie de ses rues. Ha, Paris, tu nous as manqué. Nous revoici.
1h30 plus tard, nous voici sur le parvis de notre Dame, à finir notre stock de bière. On se remémore la balade, on se dit qu’on est pas des tafiottes, qu’on a fait un total de 632 km en 8 jours… La journée fut longue, la semaine haute en péripéties, les cuisses chauffent encore, les fesses se font douillettes. Il est l’heure d’aller se coucher. On se fait une dernière bise, on regarde briller la lune, Notre Dame se fait discrète, il est temps de rentrer à la maison. Home sweet home.
Adieu lecteur et merci pour ta fidélité.
Et à tous ceux qui ne nous ont pas suivis dans notre Paris-Nantes : TAFIOTTES !!!
C’est vrai que c’était une chouette semaine, pour une première, je pense qu’on peut être fier de nous. On a appris pas mal, il y aura des choses à améliorer pour la prochaines fois, d’autres à ne pas faire et d’autres à refaire… une belle aventure en somme.
Parcours
Synthèse
Kilomètres parcourus depuis le début du voyage : 632






















































































Tout d’abord il y a Antonio. Pourquoi tout d’abord ? Bah parcequ’en fait, l’idée vient de lui (comme toutes les bonnes idées d’ailleurs). Durant une longue soirée d’hiver, il a eu cette idée géniale : et si je pédalais durant de longs kilomètres. Son esprit vif se mit alors à la recherche d’un parcours. Hésitant tout d’abord à grimper l’Everest en VTT, il opta pour longer les cours d’eau en France. Il prêcha la bonne parole autour de lui, multiplia les pains et rencontra quelques adeptes (d’autres diront des âmes perdues) qui étaient prêts à le suivre aveuglément. En fait, si secte il y a, Antonio est le gourou. Celui qui dicte la vérité, celui qu’on suit sans poser de question, celui qui a toujours raison, qui est beau grand et fort… même avec des oreilles de trôle.
Dans la série des adeptes, il y a Fred, un grand dadet avec un humour de gamin de CM1, mais sympa. En fait, il a voulu faire partie de la secte et Antonio avait refusé âprement. Mais Fred a qques talents non négligeables. En plus de pouvoir capter les energies universelles, il est masseur. Antonio a donc décidé de l’embarquer dans son arche de noé (il remplacera le papa girafe). Fred a donc la lourde tache de masser Antonio matin, midi et soir, avant l’effort et après l’effort, sachant que, durant l’effort, il devra pédaler à la place d’Antonio. Un autre talent fort utile de Fred, c’est qu’il s’y connaît en médecine chinoise. Donc si nous venions à nous perdre durant notre parcours, Fred saurait nourrir les membres de la secte avec des plantes, insectes et autres racines.
Et puis il y a Robin. D’aucun diront que c’est le moment de faiblesse d’Antonio, d’autres, une bonne action. Robin n’a rien d’un athlète, il sait à peine faire du vélo, il n’a pas d’humour, un drole d’accent, préfère la poutine au foie gras et la Budweiser à un Petrus 76. Pourquoi l’avoir accepté dans la secte alors qu’il ne répondait pas aux critères d’embauche ? C’est dû à son look un peu démon. Il ne sort jamais sans ses petites cornes rouges. Il fallait bien un antéchrist dans cette histoire : le bon (Antonio), la brute (bah c’est Fred) et le truand (c’est Robin). Nous avons donc tous les protagonistes nécessaires pour une belle et longue histoire de lutte entre le bien et le mal (encore et toujours).
Mais c’était sans compter sur Cochonou. En fait, si secte et gourou il y a, il fallait bien un dieu à vénérer. Un être supérieur sur lequel porter nos angoisses, nos doutes, nos peurs. Car le parcours sera long et semé d’embûches, il nous faut donc une lumière pour guider nos pas, une oreille pour écouter nos prières et un grouin pour flairer le malin. Comme toute religion qui dit qu’il ne faut pas représenter ses idoles, nous on a fait pareil, on a une représentation de notre dieu Cochonou : une tirelire en forme de cochon. Mais il faut se méfier du courroux de Cochonou. C’est un dieu qui sait être bon, mais, comme tout dieu, il a besoin d’offrandes. Pas besoin de lui offrir des jeunes femmes vierges un soir de pleine lune, non, Cochonou se contente de billets de 100€. Mais Cochonou est bon. Grace a ces offrandes, il est capable d’exhausser nos prières (ex. j’aimerais bien m’acheter une tranche de paté, et paf, Cochonous l’achète, ou j’aimerai bien boire un petit Chateau Chinon, et bim, Cochonou exhausse le miracle). Un dieu bon en somme.